Un courrier de Jacques Bourgoin à tous les conseillers généraux
Madame, Monsieur, Cher(e) collègue,
Je souhaite par la présente vous informer d’une situation qui n’honore pas notre assemblée. En effet des décisions prises à l’unanimité sont remises en cause, unilatéralement par son Président.
En effet, de longue date, des engagements ont été pris par le Conseil Général des Hauts-de-Seine de réaliser l’aménagement de la rue Henri Barbusse à Gennevilliers (voie départementale R911), inscrit dans le schéma directeur de la voierie départementale adoptée le 20 juin 1997 pour une période de 15 ans, avant sa municipalisation, en accord avec la ville.
Ces décisions ont été une première fois prises et mises en œuvre pour les premières tranches depuis 1999, sous la présidence de Monsieur PASQUA, puis confirmées par Monsieur SARKOZY pour la réalisation de la dernière tranche de travaux.
Dans un courrier en date du 15 juin 2004, Monsieur Nicolas SARKOZY me certifiait la réalisation des dits travaux par le département.
Par délibération en date du 25 mars 2005 l’assemblée départementale votait l’achat des terrains pour la fin de cet ouvrage et leur inscription budgétaire en crédit de paiement. A la demande du Département, la ville de Gennevilliers a réalisé les procédures de D.U.P. pour l’acquisition des emprises nécessaires, avec promesse de remboursement par le Conseil Général.
Aujourd’hui, alors que Monsieur DEVEDJIAN, notre Président, se félicite des conséquences du Plan de Relance sur l’économie, dans les Hauts-de-Seine, la réalisation par le Conseil général de la fin d’un ouvrage qui impacte fortement l’arrivée d’entreprises sur le territoire de Gennevilliers, donc de
Depuis juillet 2009 à plusieurs reprises, lors d’entretiens, Monsieur le Président du Conseil Général s’est engagé auprès de moi à finaliser favorablement ce dossier par l’achat des terrains et la réalisation des travaux nécessaires, à la hauteur du projet initialement arrêté. Nos nombreux échanges ont permis de conclure, sur un montage financier auquel
Lors d’un dernier entretien téléphonique, début novembre, il me confirmait son accord sur ce montage (Pour le Département : 1 388 150 € H.T. pour l’aménagement du dernier tronçon de la rue Henri Barbusse, travaux et honoraires, 475 000 € pour les terrains, auxquels il convient bien sûr d’ajouter 326 143,42 € H.T. pour la remise en état des tronçons déjà réalisés, chiffrage établi par les services départementaux) ; la ville et
Par courrier en date du 11 décembre, après de nombreux appels et lettres de relance, Monsieur DEVEDJIAN propose à la ville une « soulte » de 969 468 €, revenant complètement sur ses engagements et ses promesses.
Face à une telle attitude de remise en cause unilatérale de promesses, du non respect des décisions prises par l’assemblée délibérante et de la parole donnée par l’actuel Président, je me permets de vous faire part de la gravité de la situation.
J’en ai saisi Monsieur Nicolas SARKOZY Président de
Début janvier, si ce dossier n’évolue pas favorablement dans le respect des décisions de notre assemblée et de la parole donnée par notre Président, je vous inviterai à la conférence de presse organisée sur le site de la rue Henri Barbusse. Il y va de l’honneur de notre Département.
Je me mets à votre entière disposition pour tout complément d’information ou communication de documents qui permettront de vous éclairer.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame, Monsieur et cher(e) collègue, l’expression de mes sentiments distingués


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