Déclaration du maire et de la municipalité
Le gouvernement attaque les ressources de notre ville.
Trop c’est trop !
Jamais ces dernières années nous n’avons connu d’inégalités aussi fortes en France dans un contexte où les emplois continuent de fondre mais où les profits ne cessent d’augmenter, où la démocratie est mise à mal, où il est de plus en plus difficile d’accéder aux droits au logement, à la santé, à la formation.
Le projet de loi de finances pour 2012 du Gouvernement va encore aggraver cette situation avec un nombre important de décisions financières qui se traduit par l’application de nouvelles mesures drastiques à l’encontre des ménages et des collectivités territoriales.
Pire encore, l’analyse des décisions prises par le Gouvernement montre que ce sont les villes populaires qui sont les plus touchées, celles qui se battent pour un développement économique diversifié et le maintien des entreprises industrielles productrices d’emplois. Notre ville est particulièrement pénalisée, bien plus que Neuilly ou Levallois.
Aux conséquences de la réforme de la taxe professionnelle, aux réductions continuelles des aides de l’Etat, au coût des transferts de charges non compensés depuis des années, s’ajoutent pour notre ville de nouvelles ponctions de l’Etat.
Un seul objectif pour le Gouvernement: après avoir organisé la casse du service public au niveau national (moins d’enseignants, moins de personnels hospitaliers, moins de facteurs, moins de juges, moins de policiers,…), il veut aussi l’imposer au plan local.
Pour Gennevilliers ce sont 5 millions d’euros supplémentaires que ponctionne l’Etat dans le budget de la commune en 2012.
A Gennevilliers nous avons fait le choix de réaliser des prestations et des équipements nécessaires à tous, comme, cette année, notre futur CMS rue de la Paix, le Centre Culturel et Social Aimé Césaire, un Espace Jeunesse.
C’est cette possibilité que veut remettre en cause le Gouvernement !
C’est notre politique de solidarité et de justice sociale qui est atteinte, c’est le service public et son fonctionnement qui est mis en péril, ce sont les Gennevilloises et les Gennevillois qui sont touchés, c’est l’avenir que nous construisons et avons décidé ensemble qui est remis en cause.
Cette situation est inadmissible et nous en sommes persuadés, nous la refuserons tous.
C’est pourquoi, lors du conseil municipal du 15 février prochain à 18 heures,nous appelons tous les Gennevillois à se rassembler et à engager la lutte pour dire
TROP C’EST TROP ! NON à ces politiques discriminatoires.
NON à la casse du service public. NOTRE SERVICE PUBLIC a de l’avenir


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