Conseil municipal du Mercredi 1er février 2017
Budget primitif 2017 - intervention de Nadia MOUADDINE

Madame, Monsieur,
Cher(e) collègue,

Nous allons voter le budget primitif 2017 de notre ville. C’est un moment important de la vie démocratique de Gennevilliers.

La ville porte de nombreuses dispositions permettant d’affirmer le caractère solidaire de ce budget et respectueux de nos engagements de campagne.

C’est un budget qui permet aux Gennevilloises et aux Gennevillois de continuer de disposer d’un service public ambitieux. Il permet de continuer d’investir pour développer et embellir la ville comme nous nous y sommes engagés avec les Gennevillois.

Ainsi nous faisons appel à l’emprunt pour pouvoir agir tout de suite tout en maîtrisant notre endettement pour éviter d’augmenter trop brutalement la pression fiscale et garder de fortes marges de manœuvres dans les prochaines années.

Le travail de préparation nécessaire au renouvellement urbain complet des Agnettes se poursuit tandis que le développement de l'agriculture urbaine sera amplifié avec l'implantation d’AGROCITE.

Toujours en matière de développement durable, la mise en service de l'unité de chaufferie biomasse aura un impact environnemental et tarifaire.

La réussite éducative constitue la priorité de la mandature. A cette fin, des travaux d'agrandissement du groupe scolaire Anatole France et la création d'un Centre de Loisirs indépendant sont prévus ainsi que la création d’un bâtiment périscolaire et l’extension de la restauration au Groupe scolaire Caillebotte. La création de nouveaux locaux pour les centres de loisirs maternel Aguado et des Grésillons sera réalisée.

Concernant la Petite Enfance, l'année 2017 sera marquée par l'ouverture de la crèche des petits chaussons dans le quartier République, parallèlement les travaux de rénovation se poursuivront après la réhabilitation de la crèche municipalisée Hector Berlioz, celle de la crèche Richelieu débutera en début d'année, puis Potamia en fin d'année.

En matière de sport, de gros investissements sont programmés comme l’extension et la réhabilitation du Gymnase Anatole France et la mise en œuvre d’une structure couverte pour Charly Pétanque.

J’entends souvent nos adversaires politiques dire : vous faites beaucoup parce que vous avez la chance d’avoir beaucoup de recettes. Tout d’abord, précisons que nos recettes ne doivent rien à la chance mais tout à la politique municipale qui pendant des décennies a fait du développement de l’emploi, de l’accueil des entreprises un axe important de son action. Nous n’avons pas choisi de construire des logements de standing pour augmenter la population de la ville mais de préserver les zones économiques pour développer l’emploi. Cela a généré des recettes par l’impôt économique dont aujourd’hui d’ailleurs la loi nous retire la dynamique.

Ensuite, nous faisons des choix que d’autres villes ne font pas : nous choisissons la priorité éducative et de l’enfant plutôt que la course aux armements d’une police municipale. Nous faisons le choix du quotient familial pour donner le meilleur à toutes et tous plutôt que des politiques de prestige réservées à quelques uns.

Dans un contexte budgétaire toujours plus compliqué du fait des politiques gouvernementales d’austérité, les élu-es FDG se réjouissent que la Ville contribue pleinement à la construction d’un budget solidaire.

Le Groupe FDG regrette les orientations d’une loi de finances qui réduit depuis cinq ans de manière continue les moyens des collectivités territoriales et leur capacité à répondre aux besoins des citoyens.

Ainsi, en dépit de la division par deux de la baisse des dotations au bloc communal, les concours de l’État aux collectivités territoriales continuent de diminuer à hauteur de 2,8 milliards d’euros en 2017 soit une diminution de 3,5%.

A Gennevilliers, le gel puis la baisse de la DGF entre 2011 et 2016 entraîne une perte de 10 millions d’euros de recettes.

En 2017, la baisse de la DGF s’élèvera à 1,8 millions d’euros. Depuis 2012, la ville a perdu 265€ de recettes par habitant.

L’argent existe pourtant dans le pays à l’image des 40 milliards d’euros d'aides distribués aux entreprises au titre du CICE, sans aucun résultat sur l'emploi ou de la fraude fiscale qui fait perdre 100 milliards d’euros de recettes au pays.

Le Groupe FDG ne cesse de dénoncer cette cure d’austérité, totalement contre-productive, qui pénalise les communes.

Elle provoque une baisse de l’investissement public local qui a encore chuté de 10 % cette année selon le dernier rapport de la Cour des comptes ! Avec de lourdes conséquences pour l’emploi local, dans un secteur comme le BTP.

À l’heure où la nation est plus que jamais fragilisée par les divisions et le repli sur soi, il est temps de changer de cap et de permettre aux collectivités territoriales, piliers de la République, d’être en capacité de mener à bien leurs missions de services publics.


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