ligne 13 gnv1 Madame la Présidente,

J’ai appris que les travaux engagés pour le prolongement de la ligne 14 sont aujourd’hui retardés pour des raisons liées à l’inondation des sous-sols. Prévue initialement en 2017, l’ouverture de la ligne sur le dernier tronçon s’effectuera en 2019, et ce, malgré des « mesures d’accélération » sur l’opération. Vous conviendrez certainement que la persistante saturation de la ligne 13 sera l’une des conséquences malheureuses de ce retard de chantier. Conséquence malheureuse, car ce sont les usagers de la ligne 13 qui voyagent dans des conditions déjà difficiles et qui vont s’aggraver d’ici 2019. Tous les jours, les usagers supportent des rames bondées, des pannes techniques et des retards réguliers. Avec plus de 125% de saturation (et ce chiffre augmente d’un point par an en moyenne), les usagers ont besoin de voir l’amélioration effective et durable de leurs conditions de transport.

Je réitère donc aujourd’hui ma demande de modernisation et de débranchement de la ligne 13. Pour atteindre votre objectif de moderniser les équipements à l’aune de 2030 (Métro2030), et faire que le métro parisien soit « au rendez-vous de la ville de demain », il n’y a pas d’autre solution que d’engager des travaux profonds de modernisation de la ligne 13. La RATP prévoit un investissement de 500 millions d’euros par an, dans le cadre du contrat passé avec le STIF en mars 2012, en vue du Métro 2030 (système de pilotage numérique, équipements de dernière génération, etc). Par ailleurs, le nouveau contrat pour la période 2016-2020 signé le 5 novembre 2015, permettra également à la RATP de réaliser 8,5 milliards d’euros d’investissements pour renouveler le matériel roulant et investir dans les gares et les stations. Dans quelle mesure la ligne 13 va-t-elle bénéficier de ces travaux de grande ampleur ?

Comme je l’ai soutenu tout autant que mon prédécesseur Jacques Bourgoin, le prolongement de la ligne 14 ne permettra pas de « désaturer » la ligne 13 pour plusieurs raisons.

Les Agnettes et les Grésillons sont deux quartiers limitrophes de deux stations de la ligne 13 et accueillent déjà un nombre conséquent de voyageurs, de par la centralité des Agnettes, proches du centre-ville, du centre administratif et de quartiers d’habitation, et de par la proximité aux Grésillons d’entreprises installées dans le quartier (Groupe Prisma Media, Crédipar-PSA, GRTF, Panasonic, etc). En outre, nous travaillons avec la Société du Grand Paris à la création de deux stations dans ces secteurs à fort potentiel de développement urbain et économique.

Par ailleurs, de nouveaux quartiers d’habitation et de nouvelles zones d’activité voient le jour dans le Nord de la ligne : Asnières, Gennevilliers, Saint-Ouen, Saint-Denis. Ces villes montrent un développement qui se poursuivra dans les prochaines années. Pour Gennevilliers, nous sommes sur une perspective d’atteindre 50 000 habitants, soit environ 7000 habitants supplémentaires. Ce sont donc de nouveaux usagers pour la ligne 13

La municipalité de Gennevilliers a toujours confirmé son intérêt pour un réseau de transport, vecteur de développement équilibré et solidaire de la région parisienne, mais qui tient compte de besoins réels des populations. C’est la raison pour laquelle le débranchement de la ligne 13 me paraît être la seule solution réaliste dans les prochaines années.

Dans l’attente,

Je vous prie de croire, Madame la Présidente, en l’assurance de mes salutations distinguées.

Patrice LECLERC


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