Mesdames, Messieurs,

Au nom de la Municipalité, d’Elsa Faucillon, députée, Anne-Laure Perez, première adjointe, Jacques Brunhes et Jacques Bourgoin, maires honoraires, et de tous les élu(e)s qui m’entourent, je vous souhaite une très belle année 2018, pour vous, vos proches, celles et ceux que vous aimez. Pour vos projets, pour nos actions communes.

Vous l’avez remarqué, en 2018, nous vous proposons de voir la vie en rose. Quelle audace !

Oui quelle audace au moment où le Président des riches continue de leurrer celles et ceux qui s’identifient à la classe moyenne en leur promettant des jours meilleurs alors que le libéralisme débridé, casse tout ce qui fait le ciment de notre société.

Quelle audace quand, « en même temps », la commune est en danger tant sur le plan de ses ressources, son autonomie que de ses compétences. Les services publics de santé, d’éducation, de police, de justice, de transports sont dégradés par le manque de moyens.

Pour voir la vie en rose, il faut y voir clair, et déjouer les pièges tendus. Vous connaissez ce dicton : quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. Et bien ne regardons pas l’étranger, quand ce sont les boursicoteurs qui licencient, l’Etat français qui protège une caste de privilégiés en méprisant les catégories populaires. Ne pensons pas que cela ira mieux en cassant les acquis sociaux obtenus au fil des luttes au profit d’un secteur privé faussement paré du modernisme et de l’efficacité. Ce n’est pas l’expérience vécue par les autres peuples. Ce n’est pas ce que nous vivons, privatisation après privatisation, ou avec les critères de gestion privée imposés dans le secteur public.

La Poste c’était mieux avant ou aujourd’hui ? Posons-nous la question sur la SNCF, l’hôpital, Pôle emploi.

Pour chacune et chacun d’entre nous, pour nos enfants, si nous sommes entourés de gens malheureux, nous ne pourrons pas être heureux, ni tranquilles, sans peur du déclassement. Couches populaires comme couches moyennes ont les mêmes intérêts. L’histoire de la France le montre. L’expérience des Hauts-de-Seine est démonstrative : après les couches populaires, ce sont les couches moyennes qui sont chassées.

Il ne s’agit pas de dire que c’était mieux avant. Ce n’est pas vrai. Mais ayons l’audace de nous dire que si aujourd’hui, la France produit plus de richesse qu’il y a 5, 10, 15, 20 ou 50 ans, et que « dans le même temps » les inégalités s’accroissent, les moyens des services publics diminuent, la société se délite, peut-être, peut-être qu’il faudrait regarder comment se redistribuent ces richesses créées ? Peut-être que la théorie du ruissellement du président Macron n’est qu’une chimère idéologique à laquelle nous aimerions croire mais que la réalité dément chaque jour depuis 50 ans.

Ayons l’audace de penser que si la France produit plus de richesses aujourd’hui qu’hier nous pouvons développer et inventer plus de commun, plus de solidarité, plus de services publics, plus de droit au bonheur pour chacune et chacun d’entre nous.

Cette audace les Gennevilloises et les Gennevillois l’ont eu lors des dernières élections législatives en t’élisant Elsa face à une candidate macroniste nous promettant monts et merveilles et dont on voit la réalité de la politique aujourd’hui.

Je sais que nous pouvons compter sur toi pour mener, avec nous toutes et tous, le rassemblement nécessaire pour gagner le débat d’idées, gagner sur nos revendications et aspirations.

Aujourd’hui, il n’y a plus qu’une députée de gauche et quatre villes de gauche dans les Hauts-de-Seine. Si je suis fier que Gennevilliers soit cette terre de résistance, j’ai la lucidité de voir que la gauche va mal nationalement ! Oui dans ce contexte il faut bien parler d’audace.

Et ici à Gennevilliers, nous ne manquons pas d’audace dans tous les sens du terme.

Nous avons l’audace de nos rêves. Nous avons l’audace de vouloir inventer un nouvel art de vivre populaire au cœur de la Métropole du Grand Paris.

Un nouvel art de vivre populaire à Gennevilliers pour lequel nous voulons rester vivre ici.

Un nouvel art de vivre populaire au cœur de la Métropole du Grand Paris, pour lequel de nouveaux habitants choisiraient de venir habiter ici - et pas seulement parce que c’est moins cher !

Un nouvel art de vivre populaire qui instaure une communauté humaine, une société qui place l’être humain au centre de ses préoccupations.

Un nouvel art de vivre populaire où jeunes et moins jeunes se respectent, où nous respectons la ville, où les habitants se respectent et se font respecter. Un espace de dignité affirmée pour toutes et tous.

Oui dans une ville populaire nous avons droit au beau. Oui dans une ville populaire nous avons droit à la tranquillité, à la propreté, au respect des règles de vie en commun, au respect des personnes en fauteuil qui ne peuvent passer sur des trottoirs car une voiture y stationne. Oui nous avons besoin de ce respect. Se respecter soi-même comme les autres, c’est être digne.

En 2018 nous mettrons en œuvre les décisions prises dans le cadre des défis citoyens pour Gennevilliers. Nous démarrerons un travail sur l’amélioration de la propreté de la ville, l’élargissement de la vidéoprotection et la vidéoverbalisation sur toute la ville.

Nous n’avons pas de baguette magique, mais nous avons la ferme intention de tout faire pour continuer à améliorer la vie ici. Nous n’y arriverons pas tout seuls, mais avec vous toutes et tous.

Cette année commenceront les travaux de réalisations marquantes pour nos ambitions pour notre ville. Tout d’abord le centre-ville. Avec des logements, un parking souterrain, la création d’une allée commerçante prolongeant la coulée verte jusqu’à la mairie.

Au Luth, sur les anciens terrains du bâtiment Gérard Philipe un projet d’ampleur métropolitaine s’engage. Un millier de jeunes se formeront dans les métiers de la métallurgie ou d’autres avec le CNAM, un Faclab, des bureaux partagés, une salle de spectacle, 3000 m2 pour l’agriculture urbaine. Nous ferons en février et en avril des réunions pour continuer d’affiner le projet avec les habitants.

En 2018 la défense du logement social doit être intensifiée. Je vous avais dit mon opposition aux attaques contre le logement social du gouvernement précédent, celui d’aujourd’hui tape encore plus fort. La destruction du service public du logement est programmée. Cela aura de très lourdes conséquences sur notre ville si nous laissons faire.
Nous allons agir par des actions, des rassemblements avec la population, nous agirons aussi sur le terrain juridique pour essayer de contourner la volonté gouvernementale de casser les OPH de proximité.
Nous subventionnerons l’OPH cette année pour que démarrent les projets de réhabilitations des bâtiments de l’OPH du 13 Castel, d’Indira Gandhi, du 27 Félicie et de Deslandes Retrou.

En 2018, nous redéfinissons, dans un contexte nouveau, une politique périscolaire de qualité utile pour l’épanouissement des enfants. Nous n’abandonnons pas notre objectif de donner le meilleur aux enfants de Gennevilliers.

Cela est nécessaire après le vote de la population fin 2017 se prononçant pour la semaine de 4 jours. Si nous regrettons ce choix, nous le mettrons en œuvre, car c’est cela la démocratie locale, c’est cela respecter les gens !

2018 est l’année de démarrage, des réhabilitations des tours des Agnettes, du bâtiment Marcel Lamour, et des négociations financières avec l’ANRU. Nous élaborerons le projet de centre social attenant à la MDC. Les locaux de la ferme urbaine Agrocité seront enfin ouverts

Quand on parle d’agriculture urbaine aux Agnettes, comme dans toute la ville, nous parlons aussi de nouvel art de vivre populaire. En effet, cela m’interroge toujours d’entendre ces jeunes cadres, ces jeunes couples, pressés de partir de la Métropole du Grand Paris car ici la vie est trop stressante. Cela devrait interroger toutes celles et ceux qui parlent d’attractivité de la Métropole : l’attractivité financière n’est pas synonyme d’attractivité humaine. L’agriculture urbaine peut être un moyen de développer la convivialité, le partage, la vie en voisinage, mais aussi de retrouver le rythme des saisons, la patience de voir les choses pousser, un rythme de vie plus respectueux du rythme humain.

En 2018, Gennevilliers fera aussi la différence au milieu de villes qui subissent la désertification médicale.

2018 rime avec 68. Je vous invite, comme je l’ai fait au mois de septembre dernier en venant vous parler en pied d’immeuble, à vous manifester sur toutes les questions locales comme nationales, Faites-vous respecter !

Vous pouvez compter sur votre équipe municipale unie pour tenir ses engagements et agir avec vous.

Permettez-moi de remercier tous les élu-es qui m’entourent pour leur dévouement au service de la population, leur temps investi et leur loyauté. Nous pouvons les remercier car tout le monde en convient, être élu local, c’est bien, mais c’est exigeant. Je veux remercier aussi les bénévoles associatifs qui donnent beaucoup de leur temps et sont des actrices et acteurs essentiels de notre ville. Merci à vous toutes et tous.
Ensemble, avec vous, nous sommes une vraie force, Continuons à construire notre ville en commun.

Fiers de nous toutes et tous, fiers de Gennevilliers, souhaitons-nous une très bonne année 2018.


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