Une cinquantaine de parents d’élèves, d’enseignant.es et d’élu.es s’est réunie ce soir (23 Mai 2018) dans une école de Gennevilliers pour soutenir une maman et ses deux enfants scolarisés expulsés aujourd’hui de l’hôtel où ils étaient hébergés par le 115, malgré les multiples sollicitations du Maire de la ville auprès du Préfet des Hauts-de-Seine pour empêcher les mises à la rue de famille.

La famille va dormir ce soir dans les locaux de l’école, avec l’aide des personnes présentes qui leur apportent nourriture et de quoi dormir.

Le collectif rassemblé a également discuté de la situation de toutes les autres familles menacées par une expulsion – une trentaine au total sur Gennevilliers avec une cinquantaine d’enfants et collégiens.

Ils se réuniront de nouveau demain soir, jeudi 24 Mai à 18h30 à l’école Aguado de Gennevilliers afin de décider des actions à poursuivre à l’encontre de la Préfecture des Hauts-de-Seine afin que les personnes hébergées par le 115 ne soient pas mises à la rue et bénéficient d’une solution de relogement pérenne.

Depuis début mai le 115 a défini de nouveaux critères prioritaires pour l’hébergement des personnes sans domicile, donnant la priorité aux femmes enceintes, familles avec un enfant de moins de 3 ans et femmes victimes de violence.

Toutes les autres personnes ne seront plus prises en charge par le 115, et plusieurs dizaines de familles ont reçu depuis la semaine dernière une information leur indiquant que leur hébergement cesserait d’ici la fin du mois de mai et qu’elles devaient rechercher une solution par elles-mêmes !

L’Etat qui n’agit pas pour construire plus de logements sociaux, expulse donc les personnes qui n’ont pas trouvé de logement !

Depuis de nombreuses années, la Ville de Gennevilliers exige que l’Etat, via le 115, cesse de loger dans les hôtels de Gennevilliers les familles sans solution de logement des autres villes. Il doit imposer la construction de logements sociaux dans toutes les villes pour répondre à la demande croissante de logement.

Aujourd’hui, face aux coûts exponentiels du relogement en hôtel, il serait préférable de construire des logements sociaux. La droite technocrate, au regard de ces dépenses sociales, expulse maintenant des familles avec des enfants que l’Etat avait logées dans les hôtels de Gennevilliers via le 115.

La Ville de Gennevilliers demande à Monsieur le Préfet des Hauts-de-Seine de prendre toutes les dispositions pour ne pas laisser ces personnes et ces familles à la rue. Des solutions de relogement doivent être trouvées dans leur ville d’origine quitte à réquisitionner des logements ou bureaux vides.

L’État, via l’intervention du Préfet doit assurer ses prérogatives premières pour la protection des personnes et en particulier des enfants.


Commentaires   

#2 Fournier 24-05-2018 18:58
suite à la réunion de ce jour et à la création du collectif de vigilance, qui doit-on prévenir en cas d'expulsion si l'on n'a pas de compte Facebook ?
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#1 Fournier 24-05-2018 18:56
bravo et merci pour votre action. Il est inadmissible de mettre des familles sur le trottoir. Dans quel pays vivons nous ?
Malheureusement, à Asnières nous ne sommes pas aidés.....
Il faut que tout le monde se mobilise, tous ensemble nous pouvons faire bouger les choses.
REVEILLONS NOUS !
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