Voeu du Conseil municipal du mercredi 25 septembre 2019

 

La Ville de Gennevilliers regrette le manque de locaux au sein des lycées gérés par la Région dans la Boucle-nord-de-Seine et les conditions catastrophiques d’affectation par l’Education nationale de collégiens des troisièmes d’Edouard Vaillant, Guy Moquet et Louis Pasteur, à l’occasion de la rentrée scolaire 2019/2020.

En effet, une trentaine d’élèves de Gennevilliers n’ont été affectés en juillet ni au lycée Galilée ni dans l’un des trois lycées du secteur, alors que leur passage en seconde générale et technologique avait été prononcé par l’ultime conseil de classe de l’année scolaire et leurs vœux saisis conformément à la procédure AFELNET.

Début septembre, au moins vingt élèves de Gennevilliers n’étaient toujours pas affectés à la suite de la commission du 28 août dont sept du collège Guy Moquet (REP+), douze d’Edouard Vaillant (REP) et trois de Louis Pasteur. Enfin, à l’issue d’une ultime commission, réunie lundi 9 septembre, ces situations restaient problématiques.

 

Faute de disponibilité dans les lycées de la Boucle-nord-de-Seine, des collégiens de Gennevilliers ont été affectés dans des établissements du sud du département. Pour ces jeunes, c’était l’assurance de subir 2h30 de transport en commun par jour. Celle-ci est intervenue malgré la demande réitérée depuis plusieurs années du Maire afin que les collégiens de Gennevilliers, issus des trois collèges de la ville, soient scolarisés au lycée de Gennevilliers.

Cette situation résulte, d’abord, de la pénurie de locaux existant dans les lycées de la Boucle-nord-de-Seine.

A ce sujet, il est dommageable que la construction et l’extension des lycées qui relèvent de la compétence de la Région n’aient pas fait l’objet de sa part de plus d’anticipation. En 2017, le Conseil municipal avait pourtant alerté en votant un vœu et en écrivant à la Région pour obtenir la révision de son plan d'investissement afin que le lycée de Gennevilliers soit intégré dans la programmation des travaux d’extension. Le projet de lycée prévu à Colombes dans le quartier des Fossés-Jean ne pourra pour sa part, contenu des retards inhérents à ce type de réalisation, au mieux ouvrir dans cinq ans. L’arrêt des travaux programmés au lycée Albert Camus de Bois-Colombes, en raison d’un appel d’offres infructueux, souligne les lenteurs propres à ces procédures.

Simultanément, l’accroissement des taux de passage en seconde des collégiens, notamment de Gennevilliers, n’a pas été pris en compte. Cette progression corrobore la montée en qualité des collèges de Gennevilliers grâce au travail des professeurs ainsi que l’attractivité renforcée du lycée de la ville.

Pour sa part, l’intervention de la ville a permis de déboucher après plusieurs échanges et réunions avec l’Education nationale et ses équipes de direction et enseignantes sur la création d’une 13ème classe au sein du lycée Galilée.

Le problème reste donc entier pour les années à venir car la montée des effectifs va se poursuivre. Des solutions pérennes sont nécessaires pour que les collégiens de Gennevilliers bénéficient des mêmes chances de réussite que leurs camarades de classe des autres villes des Hauts-de-Seine. C’est pourquoi, notre ville qui fait de « l‘exigence éducative » un objectif pour sa jeunesse demande au Conseil régional d’Ile-de-France de :

- Terminer en urgence les travaux commencés pour permettre l’accueil dans de bonnes conditions des élèves affectés à Galilée,
- Lancer une étude partagée avec les collectivités territoriales pour déterminer les besoins en scolarisation à court terme dans la Boucle-nord-de-Seine, tenant compte des effectifs recensés dans l’ensemble des collèges et des politiques de développement des villes,
- Réaliser des études techniques pour accroître les capacités d’accueil du lycée Galilée et réfléchir à d’autres extensions dans la Boucle-nord-de-Seine en attendant l’ouverture du lycée programmé à Colombes,
- Confirmer le planning de réalisation de ce nouveau lycée.

Le Conseil municipal de Gennevilliers demande à ce qu’une délégation de la communauté éducative soit reçue par Valérie PECRESSE, Présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, ou par Marie-Carole CIUNTU, Vice-présidente chargée des Lycées, pour une mise en œuvre rapide de ces demandes.

Le Conseil municipal demande à ce qu’une délégation soit aussi reçue par la Direction Académique afin que les moyens humains mobilisés, trop tardivement, lors de la rentrée soient prorogés les années suivantes compte tenu de la montée des effectifs scolaires.

 


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