Seule autre candidate, la PCF Catherine Margaté, absente pour des raisons de santé, a recueilli les 15 voix de l'opposition (8 PCF, 6 PS, 1 Vert).
Le bâtiment du conseil général, à Nanterre, était pris d'assaut par la presse, venue observer les premiers pas du tout nouveau conseiller général de Neuilly-sud et fils du président de la République, Jean Sarkozy, 21 ans, mais aussi à l'affût d'un ultime rebondissement dans l'affrontement entre M. Devedjian et le couple Patrick et Isabelle Balkany.
Dans ce contexte, un nouveau psychodrame a été évité de justesse, quelques jours après deux défaites de taille pour la droite aux municipales dans le département, à Asnières et Colombes.
En fin de matinée, lors d'une réunion interne à la majorité pour désigner les vice-présidents, Mme Balkany annonce qu'elle claque la porte du groupe, affirmant que M. Devedjian a exigé d'elle une autocritique publique.
"Je lui ai rappelé que Mao Tse-Toung était mort, que nous n'étions pas au comité central du parti communiste, donc que je ne ferai pas d'autocritique", fulmine-t-elle alors.
Nouvelle surprise un peu plus tard, les deux responsables apparaissent tout sourire, déjeunant l'un à côté de l'autre à une table d'élus, avant d'annoncer publiquement leur réconciliation.
La semaine dernière, M. Devedjian avait déjà été l'objet d'un feu nourri de critiques des époux Balkany.
Tandis que le maire de Levallois s'en prenait à la campagne nationale de l'UMP pour les municipales, son épouse évoquait "un malaise" au conseil général depuis que M. Devedjian a succédé l'an dernier au président de la République à la tête du département.
Elle avait déploré un recentrage trop strict des missions de cette riche collectivité territoriale (1,8 milliard d'euros de budget annuel) et une "absence de concertation".
Finalement, Patrick Devedjian a sauvé sa tête à la direction de l'UMP comme du département, avec le soutien direct du chef de l'Etat.
"J'ai l'habitude des persécutions", a-t-il répondu jeudi aux journalistes qui l'interrogeaient sur les récentes attaques.
A peine réélu, il a souhaité la bienvenue aux nouveaux venus "sur les bancs de cette assemblée à bien des égards remarquable".
Faisant valoir qu'il succédait à Charles Pasqua (1988-2004) et Nicolas Sarkozy (2004-2007), il a demandé qu'on le "pardonne" pour "la hauteur de certaines exigences". "Elles ne sont pas de mon fait. C'est ce qu'on appelle la continuité républicaine", a-t-il ajouté.
Accusé de "sabrer dans le social" --peu après son arrivée, une polémique avait éclaté sur la baisse de subventions à trois associations d'aide alimentaire--, il s'est dit "très attaché" à ce domaine, "même (s'il) n'en parle pas volontiers".
Mais il n'a pas convaincu le groupe communiste, le plus important de la gauche au conseil général, dont l'orateur Patrice Leclerc a dénoncé une "vision économiste, ultralibérale, dominée par les dogmes du CAC 40".





















