Très Haut débit: la commission européenne me donnerait-elle raison?
Hits smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon

Ala lecture de la dépeche AFP, il est possible que la commission européenne me donne raison dans mon action contre la dilapidation de fonds publics dans les Hauts-de-Seine sur le très Haut débit.

Haut débit: Bruxelles veut cibler les aides sur les zones sous-équipées

BRUXELLES — La Commission européenne veut s'assurer que les aides publiques accordées aux réseaux à haut et très haut débit se limitent aux zones sous-équipées afin de contribuer à réduire la fracture numérique, avec des lignes directrices publiées jeudi.

"Des investissements publics conformes avec ces lignes directrices contribueront de manière significative à réduire le fossé numérique, à la fois à l'intérieur et entre les Etats membres" de l'UE, a commenté la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes lors d'une conférence de presse.

"Il est généralement plus rentable de construire des réseaux à haut débit dans les régions où la demande potentielle est plus élevée et plus concentrée, c'est-à-dire dans les zones densément peuplées", souligne la Commission dans le document.

En outre, "dans certaines régions, la mise en place d'une réseau peut être rentable pour un seul fournisseur de services, pas pour deux ou plus".

Pour lisser ces inégalités, "l'aide d'Etat peut avoir un rôle utile à jouer", conclut-elle.

Concrètement, Bruxelles veut orienter les aides publiques "vers les zones où les opérateurs privés n'investissent pas", en distinguant entre trois types de territoires: les zones blanches, grises et noires.

Les zones noires, souvent urbaines et à forte densité de population, sont celles où il y a déjà au moins deux réseaux à haut débit concurrents. Bruxelles estime qu'aucune aide publique ne devrait y être accordée.

A l'opposé, les zones blanches, souvent rurales et peu peuplées, ne disposent encore d'aucun réseau haut débit, et Bruxelles y autorise généralement les aides.

Entre deux, les zones "grises" ne comptent qu'un seul réseau, généralement celui de l'opérateur de télécoms historique.

Bruxelles y admet sous certaines conditions une aide publique pour favoriser l'émergence d'un second opérateur, notamment si les offres existantes ne sont pas adaptées aux besoins de tous les utilisateurs ou trop chères, et si aucune autre mesure ne permet d'atteindre le même but.

Pour en savoir plus, lire le dossier sur mes interventions au CG92
Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher RSS
C. Mardani  - Quand P. Leclerc découvre, émerveillé, l'ultra-li   |2009-09-22 23:00:40
Vous saluez, Monsieur Leclerc, les "lignes directrices" sur le Très Haut Débit de la Commission européenne! Est-ce parce vous fréquentez peu l'idélogie libérale que vous vous découvrez avec émerveillement un texte imprégné du laisser-faire et de l'ultra-libéralisme qui caractérise ce texte ? Car que nous disent ces "lignes directrices" ? qu'il est important de laisser les opérateurs privés s'accaparer les marges plantureuses des zones rentables ("les zones noires", du texte européen ! et qu'il faut laisser à l'argent public le soin de financer seul les "zones blanches", où le capital privé ne trouve pas sa rentabilité !

La grande valeur du projet THD 92, c'est justement de couvrir TOUT le département, les zones rentables (Boulogne, Neuilly, Clichy, Boulogne) comme les zone non rentables (la majeure partie de Gennevilliers, Villeneuve, Chaville, Antony, ...) et d'organiser la péréquation des premières vers les secondes. Ce projet
possède les vertus du service public, et c'est un grand paradoxe de le voir soutenu ... par P. Devedjian, et combattu par ... vous.

Ne savez-vous pas que le Conseil général de Seine-St Denis est en train de monter un projet équivalent sur la Plaine de France: DEBITEX ? Allez voir son site Internet et vous verrez comment C. Bartolone justifie l'engagement public dans cette DSP.

Ainsi, Bruxelles vous donnerait raison ? Pas si sûr, à y regarder de près, car si la Commission met en avant sa philospohie anti-étatique, elle a aussi dû introduire dans son texte la notion de SIEG (Service d'intérêt économique général) qui était totalement absente de la précédente version de son texte (publié en "consultation publique" sur le site la CE en juin dernier.

Cette concession est sans doute significative, comme le dit un aussi fin connaisseur du dossier que JJ. Guillet, qui vous répond dans Le Parisien de ce matin que ces nouvelles lignes directrices "apportent
plutôt de l'eau au moulin" du projet THD 92.
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
 
Saisissez le code que vous voyez.

3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 
logo front de gauche.jpg