Conseil municipal du 23 septembre 2026,
Nous sortons de l’été le plus chaud jamais enregistré depuis 1900, date des premiers relevés de températures. Dans les écoles, cela a été particulièrement éprouvant dès le mois de juin avec une dégradation des conditions d’accueil et d’apprentissage des enfants ainsi que des conditions de travail des personnels. Ils rendent urgente l’adaptation thermique des bâtiments scolaires.
Or, les communes ne peuvent être laissées seules face à ce défi et au coût financier immense que cela représente. Fin juin 2026, une enveloppe de 50 millions d’euros avait été annoncée par le gouvernement afin d’accélérer la rénovation thermique des écoles. Nous apprenons en cette rentrée que cette enveloppe sera finalement divisée par 5 soit 10 millions d’euros pour seulement 2500 écoles contre 12 500 prévues au départ.
Cette réduction intervient alors que les communes assument la construction, l’entretien et la rénovation des écoles maternelles et élémentaires. Elles doivent financer des opérations lourdes : isolation, ventilation, protections solaires, désimperméabilisation et végétalisation des cours, amélioration des systèmes de chauffage, création d’îlots de fraîcheur et adaptation des bâtiments aux fortes chaleurs.
Ces investissements répondent à une triple exigence : protéger la santé des enfants et des personnels, réduire les consommations d’énergie et lutter contre le dérèglement climatique. Ils ne peuvent reposer sur les seules capacités financières des communes, déjà fragilisées par la hausse des coûts de l’énergie et de la construction ainsi que par la diminution des dotations de l’État.
La rénovation des écoles constitue un investissement national essentiel. Son financement exige des engagements publics stables, pérennes et à la hauteur des besoins, afin d’éviter que les capacités financières inégales des collectivités ne renforcent les inégalités entre les enfants et les territoires.
Le Conseil municipal de Gennevilliers
- Dénonce la réduction de 40 millions d’euros des moyens initialement annoncés pour accélérer la rénovation thermique des écoles ;
- Demande au Gouvernement de rétablir immédiatement et intégralement ces 40 millions d’euros dans leur affectation initiale ;
- Demande à l’État d’augmenter durablement les crédits consacrés à la rénovation énergétique et à l’adaptation climatique des bâtiments scolaires ;
- Demande la création d’un programme national pluriannuel doté de financements pérennes, lisibles et proportionnés aux besoins des communes ;
- Demande que ces aides puissent couvrir l’ensemble des travaux nécessaires, notamment l’isolation, la ventilation, les protections solaires, la végétalisation, la désimperméabilisation et la création d’îlots de fraîcheur ;
- Demande que ces financements soient attribués sans diminution parallèle des autres dotations et dispositifs de soutien à l’investissement local ;
- Affirme que l’adaptation des écoles au dérèglement climatique relève de l’égalité républicaine et doit garantir à chaque enfant des conditions dignes, sûres et favorables aux apprentissages.



