Conseil municipal du mercredi 24 juin 2026
Vœu relatif à la défense du fonds vert et des moyens de la transition écologique dans les territoires
Début juin, le gouvernement a annoncé une baisse du montant du fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires, dit « fonds vert ». Ce fonds, qui permet de soutenir les collectivités territoriales dans leurs investissements au service de la transition écologique, est menacé d’une réduction de 162,5 millions d’euros, soit une baisse de près de 20 %.
Cette baisse intervient seulement quelques jours après une réunion interministérielle sur les canicules, jeudi 28 mai, lors de laquelle le premier ministre, Sébastien Lecornu, « a demandé aux ministres de faire des propositions pour renforcer les politiques d’adaptation au changement climatique ». Entre les mots et les actes, à nouveau le gouvernement Macron se moque de la santé des françaises et des français, et révèle son impréparation face aux enjeux climatiques.
À rebours des besoins, le montant du fonds vert est revu à la baisse : il a chuté de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 1,15 milliard en 2025. Pire, le projet de loi de finances en cours d’examen propose une baisse à seulement 650 millions d’euros, soit un budget divisé par 4 en 2 ans !
Alors que le gouvernement octroie plus de 200 milliards d’euros chaque année en aides et subventions aux entreprises, sans contrepartie ni contrôle de la réalité des bénéfices de ces aides, la transition écologique, dont l’urgence n’est plus à démontrer, subit des baisses régulières.
D’autres programmes qui participent au financement de la transition écologique, comme France 2030, sont également touchés. C’est aussi le cas de la mission qui supporte l’Agence nationale de l’habitat, chargée de MaPrimeRénov’, qui voit près de 300 millions d’euros de ses autorisations d’engagement gelées. Cela fait craindre une nouvelle réduction de la principale aide publique à la rénovation énergétique des logements, qui a déjà connu bien des vicissitudes ces derniers mois.
Cette situation est inacceptable. L’État, pourtant déjà condamné pour son inaction climatique dans le cadre de l’affaire du siècle, poursuit dans une voie à l’opposé des intérêts des habitants.
C’est pourquoi le conseil municipal de Gennevilliers appelle le gouvernement à renoncer à cette baisse du montant du fonds vert et, plus généralement, à celle des dispositifs d’aide pour l’adaptation au changement climatique. Il appelle le gouvernement à entendre la voix des élu·es locaux pour renforcer ces aides, dans une réelle concertation et une véritable écoute des besoins.



