Intervention de Patrice Leclerc lors du colloque laïcité le 10 octobre 2014 organisé par l’Académie des banlieues à l’Assemblée Nationale
Je suis maire, communiste, matérialiste indifférent à l’existence ou non d’un dieu.
Je suis élu dans une ville ou la question de la laïcité fait partie du débat public, et un peu moins du débat politique, peu publiquement, mais dans les appartements, dans les cafés, par les voisins de la mosquée. La peur certainement d’affronter une question forte en polémiques potentielles.
Laïcité vécue comme une agression antireligieuse, voir islamophobe. Laïcité vécue comme remise en question avec la présence de nombreuses femmes voilées dans l’espace public. Laïcité appelée, convoquée pour pouvoir assurer sa liberté de vie. Chacun s’en doute, le climat national et international stigmatisant une religion, des populations n’arrangent rien en poussant soit à la haine ou la peur de l’autre, soit au repli.
Le projet de loi de Finances de l’Etat pour 2015 confirme la perte de 11 milliards d’euros de dotations aux collectivités territoriales pour les trois prochaines années. C’est une somme énorme qui va déstabiliser les finances du bloc communal, provoquer une chute des investissements publics et diminuer à terme le niveau de service public rendu quotidiennement aux citoyens. Pour Gennevilliers, c’est moins 4 millions dans le budget 2015, moins 10 millions cumulés jusqu’en 2017 !
Mon intervention lors du conseil des élus de Paris métropole du 8 octobre 2014. Une proposition de texte pour refaire la loi inapplicable de juillet 2012 (loi mapalm) a été adopté par plus de 80% des maires concernés par le territoire de la métropole.
Ce mardi 30 septembre les 226 maires et présidents d’intercommunalités, représentants des exécutifs des conseils généraux et du conseil régional, ont élu les membres du comité de pilotage de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris.
Il n’est pas rare, lors de rencontres avec des gennevillois que j’entende à propos des tarifs municipaux « oh, vous savez, moi comme je travaille je paye toujours le plein tarif » ou encore, « je suis en haut du barème, je paye pour les autres ». Voilà deux idées fausses qu’il convient de contredire.