Des articles sur le collectif « Urgence pour le logement social »

Un article de lena Jeudy-Ballini dans journal du Grand Paris: https://www.lejournaldugrandparis.fr/

Le collectif « Urgence pour le logement social » préconise une action convergente des acteurs du Grand Paris

Alors que les annonces du Premier ministre sur la modification de la loi SRU renforcent les inquiétudes autour du logement, ce collectif composé d’élus, d’associations, d’organisations syndicales et de bailleurs sociaux a présenté ses premières propositions pour développer et rénover le logement social.

« La crise du logement est la crise du siècle », affirme Patricia Tordjman, ancienne maire communiste de Gentilly (Val-de-Marne). Aux côtés de Patrice Leclerc, son homologue de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), l’élue poursuit : « Face à cette crise, le logement social n’est pas le problème mais la solution. Or, produire du logement abordable aujourd’hui n’est tout simplement plus possible. » Un constat qui a poussé le collectif « Urgence pour le logement social » à se constituer et à officialiser sa volonté d’agir mercredi 20 mars 2024, devant la presse, dans les bureaux du siège de la métropole du Grand Paris. Un lieu qui n’est pas choisi au hasard. « Tout le monde râle dans son coin ou tire des sonnettes d’alarme dans des tribunes que l’on voit fleurir partout ces derniers temps », observe Patrice Leclerc. « Nous proposons de lancer une réaction collective avec nos différences pour traiter le mal logement. Cette conférence marque donc le début d’une action convergente. »

Autour de la table également, Sylvain Raifaud, co-président du groupe écologiste, social et citoyen de la métropole du Grand Paris, Delphine Valentin, directrice générale d’Ile-de-France habitat, ou encore Brigitte Ravel, présidente de la Confédération nationale du logement d’Ile-de-France. Dans la liste des premiers signataires figurent en outre Jacques Baudrier, adjoint à la maire de Paris en charge du logement, les maires de Malakoff (Hauts-de-Seine), La Courneuve et Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), ainsi que plusieurs conseillers métropolitains, bailleurs sociaux et syndicats. « Une diversité qui est appelée à s’élargir encore à quiconque veut participer à ce travail commun », souligne Patrice Leclerc.

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Le collectif « Urgence pour le logement social » préconise une action convergente des acteurs du Grand Paris face à la crise du logement © Jgp

« La bombe sociale a explosé »

Dans le Grand Paris, il y a en effet urgence : « Nous atteindrons certainement le million de demandeurs de logement social dans le courant des deux prochaines années », indique le maire de Gennevilliers. Une prévision relativement plausible puisqu’en deux ans, le nombre de demandes est déjà passée de 570 000 à 830 000. Près de 80 % des familles d’Ile-de-France seraient par ailleurs éligibles au logement social. « La bombe sociale a explosé, et nous sommes dans une situation critique », regrette Sylvain Raifaud qui insiste sur la responsabilité de la Région. « D’un côté on ne veut pas que les communes comptabilisant 30 % de logements sociaux en construisent davantage, et d’un autre côté il n’y a pas de caractère dynamique pour faire en sorte que les villes récalcitrantes respectent la loi SRU. C’est une véritable croisade contre le logement social ! »

Les bailleurs sociaux franciliens, quant à eux, expliquent ne plus réussir à produire tant leurs recettes se retrouvent « ponctionnées » par l’Etat. « En 2018, la RLS (réduction de loyer de solidarité) entraîne une retenue de 1,5 milliard d’euros, explique Delphine Valentin. Pour une structure comme Ile-de-France habitat, cela représente 18 millions d’euros en 5 ans, soit la moitié de notre auto-financement ou encore les fonds propres investis dans la réhabilitation de 2 000 logements, c’est-à-dire la moitié de notre plan stratégique de patrimoine. C’est une catastrophe ! Aujourd’hui, l’Etat pense que la production de logement locatif intermédiaire peut financer celle de logement social. Cela ne marchera pas ! »

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Les communes franciliennes sont plus ou moins dynamiques en matière de logement social. © Jgp

Le collectif exhorte donc le gouvernement à « cesser de remettre systématiquement en cause le modèle économique vertueux et historique du logement social », ainsi qu’à agir sur les condition essentielles permettant de le développer et de le rénover. Un appel à l’action qui se fonde sur plusieurs propositions comme l’encouragement à la remise sur le marché des logements vides (en particulier à Paris), la réduction de la TVA appliquée aux projets de construction des acteurs du logement social, le soutien financier aux maires bâtisseurs et la contrainte à l’application de la loi SRU, ou encore l’augmentation de l’aide à la pierre pour les sociétés HLM.


Un article de Alice Terrier dans l’Humanité : https://www.humanite.fr/politique/acces-au-logement/crise-du-logement-en-ile-de-france-des-elus-de-gauche-renouvellent-leur-cri-dalerte

Crise du logement : en Île-de-France, des élus de gauche renouvellent leur cri d’alerte

Lors d’une conférence de presse ce mercredi, des élus franciliens de gauche, des associatifs et des bailleurs sociaux publics ont renouvelé leur cri d’alerte sur la crise du logement et notamment du logement social.

La trahison, tel est le sentiment exprimé à l’unisson par les représentants d’organisations de locataires lors du 79e congrès des HLM qui s’est tenu du 9 au 11 octobre à Marseille. Photo : AFP
« Il y a une croisade assumée de la Région contre les logements sociaux », estime Sylvain Raifaud, conseiller métropolitain écologiste.
Archives AFP TN

« La crise du logement, et notamment du logement social, s’aggrave de jour en jour », lâche Patrice Leclerc, maire communiste de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), à l’occasion d’une conférence de presse sur le sujet. L’Île-de-France comptait en 2010 plus de 406 000 demandeurs de logements sociaux. Quatorze ans après, leur nombre a doublé.

Selon le maire, d’ici deux ans, la région francilienne devrait compter près d’un million de demandeurs de logement social. Aujourd’hui, 80 % des Franciliens sont éligibles à ces locations à loyer modéré, pour lesquelles il faut attendre, à l’heure actuelle, en moyenne onze années avant d’y accéder. « C’est beaucoup de souffrance pour ces femmes, ces hommes, ces enfants », insiste Patrice Leclerc.

« Le gouvernement ne prend pas la mesure de ce qu’il se passe », déplore le maire communiste. À ses côtés, Patricia Tordjman, ancienne maire de Gentilly (Val-de-Marne), est venue avec un magazine portant sur la crise du logement social. Il date de 2006. Manière de dire que le sujet est ancien et n’a que peu été résolu. « La crise du logement, c’est la crise du siècle », insiste-t-elle.

Selon cette communiste, l’intégration des logements intermédiaires dans la loi SRU, comme annoncé par Gabriel Attal en début d’année, est une faute. « Dans ma commune, il y a près de 6 % des demandeurs de logement social qui sont éligibles au logement intermédiaire. » Ce qui laisse 95 % des demandeurs sur le carreau, si le social disparait au profit de l’intermédiaire.

Elle fustige cette idée gouvernementale qui ne règlera en rien la situation actuelle, mais va permettre aux communes qui rechignent aux logements sociaux (quitte à s’acquitter d’amendes) de rentrer dans les clous. « À Gentilly, nous avons 53 % de logements sociaux, et certains nécessitent une réhabilitation, assure Patricia Tordjman. Mais le conseil département du Val-de-Marne ne veut pas aider les communes ayant déjà plus de 30 % de logements sociaux… »

Le logement social, une solution

« Il y a une croisade assumée de la Région contre les logements sociaux », rappelle Sylvain Raifaud, conseiller métropolitain écologiste, évoquant la clause « anti-ghetto ». Il dénonce la présence massive, à Paris, des logements secondaires, vacants une partie de l’année, et des locations à courte durée, qui « dévitalisent » des quartiers de la capitale. « Nous devons utiliser le foncier déjà existant, lutter contre la vacance, et renforcer tous les leviers disponibles pour produire du logement social », assure l’écologiste.

« Pour la rénovation thermique du parc privé et social francilien, il faudrait 60 milliards d’euros, et pour l’ensemble du parc français, il faudrait 800 milliards d’euros, mais l’enveloppe du gouvernement est de 7 milliards et celle de la Région Île-de-France est de 100 millions… C’est une tartufferie complète », s’alarme aussi Sylvain Raifaud.

Comment la crise du logement plombe l’emploi

Et Delphine Valentin, présidente du bailleur social public Île-de-France Habitat, de déplorer : « Nous devons emprunter pour rénover, c’est de la cavalerie budgétaire, et on casse le modèle vertueux du logement social… » À l’appel de la confédération nationale du logement, un rassemblement est organisé samedi 23 mars, à 14h30, place de la République à Paris pour demander des actes face à cette crise profonde.


Un artice de Lina Trabelsi dans AEF Info: https://www.aefinfo.fr/depeche/709431-le-collectif-urgence-pour-le-logement-social-veut-faire-emerger-un-large-rassemblement-politique-syndical-et-citoyen

Le collectif « Urgence pour le logement social » veut faire émerger un large rassemblement politique, syndical et citoyen

Constitué d’élus de la métropole de Grand Paris, de bailleurs sociaux et d’associations de locataires, le collectif « Urgence pour le logement social » veut élargir le spectre d’acteurs mobilisés pour faire entendre ses propositions au gouvernement, y compris dans la rue. Alors que se profile une nouvelle révision de la loi SRU visant à intégrer au décompte le logement intermédiaire, le collectif plaide pour le soutien au logement social « comme

la suite sur https://www.aefinfo.fr/depeche/709431-le-collectif-urgence-pour-le-logement-social-veut-faire-emerger-un-large-rassemblement-politique-syndical-et-citoyen

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