Intervention lors de l’élection du Président de la Métropole du Grand Paris

Intervention conseil métropolitain

13 avril 2026 – Patrice Leclerc

Mes chers collègues 

 Notre groupe Communistes, citoyennes et citoyens, écologistes comptent 24 élu-es et est ainsi le 2ème groupe de gauche de notre assemblée. Il reprend la suite du groupe Front de gauche des précédents mandats et portera les mêmes exigences et propositions. Nous continuerons à défendre l’intérêt des habitantes et habitants de notre métropole, à défendre la commune comme base du bloc communal.

Rien ne doit se faire qui contrevient à la décision d’un conseil municipal. C’est bien la notion d’une métropole coopérative de ville que nous défendons. Ici, rien ne doit être imposé à une collectivité locale, ici nous pouvons travailler à des mutualisations utiles à toutes et tous.

Ainsi, je salue, le travail sous l’impulsion de Patrick Ollier, qui a su relier la Métropole et le Syndicat qui gèrent les grands lacs de la Seine pour, enfin, faire progresser la lutte contre le risque d’inondations de la Région parisienne. Pour Gennevilliers qui est une ville inondable à 80%, mais aussi Paris, toutes les villes en bord de seine, cette politique du mandat passé est certainement l’acte le plus utile qu’est pu avoir notre Métropole.

Cela conforte notre position de transformer notre institution en un syndicat mixte de coopération ayant pour compétence l’air et l’eau, qui réunirait les communes mais aussi les départements, la région, et les grands syndicats. Cela permettrait aussi de créer un lieu, dénoué des enjeux de pouvoir, qui travaillerai sur les enjeux stratégiques métropolitain comme a pu le faire le forum métropolitain.

Notre Métropole actuelle est loin de ce projet mais notre proposition a été retenue comme un des schémas possibles par l’AMIF. Elle est aussi depuis plusieurs années sur le bureau des ministres. Elle peut rencontrer l’adhésion de maires de toutes sensibilités qui souhaitent préserver, voir développer les capacités d’action des communes, les ressources, comme le respect des décisions démocratiques à l’échelle locale.

Le président Ollier, dont nous ne partageons pas les idées et engagements politiques, j’ai même participé à une réunion publique dans sa ville en soutien à une liste concurrente à la sienne, a au niveau Métropolitain tenu ses engagements pris avec tous les groupes politiques:

  • Être la Métropole des maires qui maintien les aides que l’état nous a confisqué.
  • Contribuer à résorber les fractures territoriales
  • Engager un plan vélo porté par notre camarade Jacques Baudrier
  • Intervenir pour que la ZFE ne soit pas la punition des classes populaires en exigeant des moyens de l’État pour cette conversion écologique indispensable pour améliorer la qualité de l’air
  • Soutenir l’action de toutes les communes quelques soit leur sensibilité politique

Nous avons su ensemble créer avec la MGP, un véritable OVNI politique, qui n’existe nulle part en Europe, un lieu où dans nos fortes différences nous nous respectons parce que nous respectons les choix électoraux des habitants de chacune des villes.

Cette gouvernance partagée peut paraitre surprenante à juste titre. Mais comment défendre un communalisme, qui place la capacité d’intervention des citoyennes et des citoyens comme moteur d’une démocratie locale, un communalisme qui a besoin de la possibilité pour la population de faire des choix de gestion, d’expérimentation, de transformation sociale, si on laisse s’installer une Métropole qui captes de nombreuses compétences, de nombreux pouvoir, une capacité à imposer aux communes des aménagements, des décisions qui ne seraient pas prises localement. Notre choix de nous inscrire dans une gouvernance partagée vise à faire respecter le fait communal, faire respecter nos programmes municipaux, faire respecter les habitantes et habitantes de nos villes.

Voilà pourquoi si le nouveau président s’engage à maintenir une gouvernance partagée et à travailler dans le consensus nous ne présenterons pas de candidats à l’élection et nous soutiendrons la candidature du président Ollier et proposerons deux de nos membres, à parité, comme vice-présidents.

Il ne s’agit pas d’un chèque en blanc, nous n’en avons jamais fait, mais bien le maintien d’un contrat de gestion qui, avec ses limites budgétaires, accompagne les projets de nos villes et de nos populations. 

Je vous remercie 

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